Pedrojuan Rodríguez Girones (ES)

Pedrojuan, membre de DiEM25, intervient dimanche matin au cours de l’interview collective “Créer un mouvement politique: les difficultés spécifiques à la dimension trans-européenne“,

Depuis que le mouvement des Indignés a pris les rues d’Espagne, je me demandais quelle est la solution au problème de la démocratie au XXIe siècle. Comment répartir le pouvoir de décision entre tant de personnes sans que le système ne soit corrompu, menacé ou acheté par quelques-uns? Comment renforcer le démos au-delà de la possibilité de trahison?

J’ai commencé à écrire mes réflexions sur la façon dont la société pourrait s’organiser sur un blog (ES), en essayant de générer un mouvement pour la recherche d’une démocratie efficace vers le bas, ce que j’ai appelé Total Democracy (Democracia Total). Il y a aussi une version anglaise incomplète du blog.

Je me suis rendu compte plus tard que bien que la plupart de mes lecteurs soient d’accord avec ce que j’écrivais, les idées par elles-mêmes n’ont pas pu les mobiliser. J’ai rejoint pendant un an une branche d’anciens du mouvement des Indignés espagnol appelé Marea Granate, mais lorsque DiEM25 a été fondé, j’ai compris que je devais faire un pas en avant. Peu de temps après que le mouvement a commencé à prendre de l’ampleur, avec d’autres personnes, je me suis rendu compte qu’il était fortement nécessaire d’améliorer les systèmes de communication interne et les algorithmes de prise de décision afin d’autonomiser les citoyens européens grâce à cette initiative dynamique et puissante.

C’est ainsi que le groupe de travail Démocratie dans DiEM25, DiD a vu le jour. Notre objectif est de mettre en pratique des méthodes existantes et expérimentales pour transformer radicalement la pratique de la démocratie, d’abord à l’intérieur, puis à l’extérieur du mouvement. J’écris sur mes idées politiques dans le blog DiD sur lequel nous essayons d’identifier les problèmes des organisations de base et de proposer des solutions possibles.